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Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, et Gilles de Robien, ministre des transports, ont été surpris en flagrant délit d'excès de vitesse.
La scène se passe le 27 Octobre 2003. Le magazine AutoPlus avait installé ses propres radars sur la portion de la RN20 reliant Paris à Ville-du-bois (Essonne), © Erby Kezako lieu d'inauguration du premier radar automatisé. Sur ce tronçon limité à 70 km/h, Sarkozy était chronomètré à 103 km/h à l'aller et 99 km/h au retour, alors que de Robien, visiblement pas compétitif sur ce circuit, plafonnait à 98 km/h à l'aller et 91 km/h au retour.
Interrogé sur les faits, de Robien, en bon judéo-chrétien, fait profil bas. Il tente vaguement de s'excuser et reconnait qu'il a eu tort. Sarkozy, au contraire, assume, en justifiant l'écart de conduite par les risques inhérents à sa fonction. L'attitude est classique chez les déliquants de la route, qui trouvent toujours de bonnes raisons pour justifier leurs actes. Pour eux, le danger sur la route, c'est l'autre. Il faut croire que Sarko devait avoir un groupe de Corses encagoulés aux trousses ce jour-là.
L'affaire pourrait en fait prêter à sourire, si l'Elysée n'avait fait de la sécurité routière une de ses priorités, et les ministres réïtéré leurs menaces à l'encontre des conducteurs fautifs d'excès de vistesse.
Pour éluder les sujets vraiment politiques (Europe, mondialisation, chômage, intégration, ...), le gouvernement a choisi de placer le débat au niveau de la sécurité routière, sujet certes important, mais tellement consensuel et sans risque qu'il aurait pu, sans problème, être confié à des fonctionnaires de l'état.
Puisque le gouvernement a choisi d'être jugé sur le sujet, nous devons constater que nos dirigeants UMP s'estiment, une fois de plus, au dessus des lois.
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