|
Il fallait que j'en parle...
Au début, j'en étais sûre, juste après être sortit du service. Puis après, je me suis dit que non, finalement, ça n'aurait pas sa place ici.
Et finalement, je me dis que si, c'est pas le sujet du blog, mais ça ne fait pas de mal de reposer un peu les zigomatiques de temps en temps.
Et puis, après tout, un blog, c'est aussi fait pour parler de ce qui nous a touché ou marqué.
Et donc, aujourd'hui, j'ai eu le droit à la plus belle leçon de toute ma vie.
Je suis quelqu'un de très optimiste, toujours (ou presque) de bonne humeur, je prends les choses avec beaucoup de recul, ne m'en fait pas pour trois fois rien...
Mais aujourd'hui, j'ai rencontré des gens tellement formidables et qui croient tellement fort à la vie.
Je m'explique.
Je suis allée à l'hopital, dans un service de traitement et de suivi aux personnes atteintes par le VIH.
J'y suis resté un bon moment et j'ai pu voir et discuter avec plusieurs personnes.
C'était touchant...et en même temps tellement léger et serein.
C'est sûrement ça qui m'a le plus marqué.
Je ne sais pas, je pense que l'on s'imagine que c'est une sombre maladie, dans laquelle il n'y a plus de place pour le sourire, la bonne humeur, le rire, la santé même !
Certains avaient le SIDA depuis plus de 20 ans, voire même 30 ans. Et ils se portent à "merveille".
Bien sûr, ils avouent que certaines fois le traitement est un peu lourd, mais qu'à force on s'y fait et que la vie reprend le dessus.
Que c'est en se battant qu'on y arrive.
Ils en parlent facilement, exposent ce qu'ils ont sur le coeur...je me serais presque crue dans une de ces réunions pour alcooliques anonymes comme on en voit tant dans les séries américaines !
Le côté glauque en moins évidemment.
Un service tout rose, des infirmières charmantes, des médecins adorables. Dans le service, c'est la bonne humeur qui rayonne !
Tout le monde se connait, les patients, en arrivant, ont un grand sourire dès qu'ils voient leur infirmière préférée.
C'est simple.
Je vous promet qu'après ça, je ne me plaindrais plus jamais d'un sombre petit rhûme ou d'un mal de tête ou d'estomac !
Je me pensais optimiste et avec la joie de vivre au quotidien...c'était vrai.
Mais tellement peu à côté d'eux !
Pour moi, le meilleur hommage, c'est d'essayer d'aimer la vie au moins à hauteur de la moitié de ce qu'ils peuvent l'aimer eux...et ce malgré les coups durs qu'elle peut leur faire.
|